Bordeaux-ASSE 1-2. La reprise fut bien maitrisée par les stéphanois qui emportent leur premier succès en Gironde depuis douze ans. Mais il faut bien dire, Bordeaux fut le partenaire idéal pour ouvrir des failles.
Saint-Etienne oubliera probablement la manière quand le club consultera dans les prochaines années son palmarès des victoires à l’extérieur. Et c’est bien Mickael Ciani (et non Lamine Sané comme le speaker l’a annoncé pendant la rencontre) qui ouvrait le score non pour son équipe mais pour l’adversaire en catapultant le cuir dans les filets de Carrasso (18′ 0-1). Saint-Etienne n’en demandait pas tant. Le soirée était verte car dans un débordement, Audemeyang adressait une frappe improbable qui terminait dans le but bordelais (32′, 0-2) rensemblant un peu à un but marqué par Chalmé il y a deux saisons.
Une défense bordelaise à revoir
Les bordelais partaient pied au plancher dans cette rencontre. Les supporters avaient le sourire mais cela était de courte durée. Passé le premier quart d’heure, la douche froide tombait sur Chaban-Delmas. Les verts qui étaient montés d’un cran obligeaient la défense bordelaise à dégager et dans un grand élan de sympathie pour Saint Etienne, Mickael Ciani trompait son propre gardien. La paire Sané-Ciani montraient une intense fébrilité et l’incapacité chronique de Mathieu Chalmé à bloquer les adversaires dans son couloir ajoutait une pression supplémentaire sur leurs épaules. La défense bordelaise sombrait totalement après cette ouverture du score. Au point où Ciani était à de doigts de reproduire la même erreur sans une intervention rapide de Carrasso (26′). Bordeaux même mené n’a jamais semblé paniquer. Ciani essayait de se racheter mais sa reprise de volée était stoppée par Ruffier. Plasil essayait sur coup-franc mais cela ne donnait rien (28′).
Mais, très vite on vit que la défense Girondine avait pris un coup sur la tête. Saint-Etienne y pénétrait très facilement et sur sa première occasion franche doublait la mise. Le centre-tir d’Aubameyang trompait Carrasso (32′, 0-2). Déjà en difficulté, on peut dire qu’à partir de ce moment là, la défense cessa de fonctionner.
Modeste est trop mou
Comme s’amuse souvent à la dire Rolland Courbis, l’essentiel c’est de marquer plus de buts que l’adversaire. Sur ce point la copie est totalement à revoir et Francis Gillot a probablement vu quelques indices qui lui permettront de remanier le groupe à Lorient. Modeste trop mou, fut incapable de transformer des occasions qui lui étaient pourtant arrivées comme sur un plateau. A ce petit compte, les loupés coutent cher, un ou trois points. Comme souvent on s’en est remis aux coups de pieds arrêtés et privés de Wendel et Fernando, Bordeaux s’est retrouvé dans tireur de « métier ». Trémoulinas et Nguémo tentèrent bien leur chance mais sans succès. Plasil lui aussi ne fut pas trè heureux. Les rares fois où Bordeaux avait une véritable occasion de réduire la marque, Ruffier était là (coup-franc de Plasil 54′, frappe de Modeste 68′). L’ancien niçois avait toutefois une belle opportunité mais Marchal le stoppait d’un pied sur le visage. Le penalty était indiscutable. Jussiê le transformait (56′, 1-2). Malgré une ultime pression dans les dix dernières minutes (14 avec les arrêts de jeu) et des changements en attaque, le score en restait là. Le baptême de Francis Gillot état bien raté.

