Bordeaux-ASSE 1-2. Naturellement déçu de cette entame de championnat, l’entraineur bordelais sait d’où il part et ce faux pas ne lui semble pas encore préoccupant. Il s’expliquait dans l’Equipe.
Francis Gillot, quelle est votre réaction après cette défaite contre Saint-Étienne (2-1) ?
On a eu un manque de réussite en première mi-temps et eux en ont eu beaucoup. C’est le deuxième but qui nous fait mal. Le premier n’était déjà pas très catholique, mais le deuxième nous tue un peu. Même si on a fait une bonne seconde période au niveau de l’envie, et je pense qu’il aurait d’ailleurs été logique de revenir au score, c’est une première ratée. Mais ce n’est que le début. On va travailler, on va essayer de gommer ce qui n’a pas marché. On a encore beaucoup de travail.
Notamment dans le secteur défensif ?
Non, partout. Avec le temps, on va gommer tout ça. Ce n’était pas évident pour les défenseurs en deuxième mi-temps. À 2-0, on devait vite marquer et on était confronté aux contres de Saint-Étienne. On a laissé beaucoup d’espaces, ce n’était pas évident à gérer pour eux.
Que vous a-t-il manqué ?
On n’a pas fait le match qu’il fallait en première mi-temps. Le premier quart d’heure n’a pas été mal, mais on n’a pas su emballer la partie. Par contre, en deuxième, on a su le faire. Plasil est monté d’un cran, mais on a connu du déchet dans les centres. On n’a pas eu le bon geste pour égaliser.
Avez-vous senti vos joueurs en manque de confiance lors de ce match ?
Non, les deux buts n’ont rien à voir avec un manque de confiance. On était plutôt bien rentrés dans le match, mais le premier but vient tout foutre en l’air et le deuxième est venu d’ailleurs. Je ne pense pas qu’il y ait eu un manque de confiance. Je n’ai pas ressenti ça.
Que leur avez-vous dit dans le vestiaire après la rencontre ?
Ce n’est que le début, on sait d’où on vient. On essaye de corriger ce qui n’a pas marché. C’est sûr que ce n’est surement pas un match qui va nous donner de la confiance, mais on a montré sur la deuxième mi-temps qu’on avait du caractère et qu’on arrivait à faire des choses intéressantes. On aurait mérité de revenir, ça aurait été un bon encouragement pour la suite.

