Bordeaux-ASSE. Arrivé dans les valises de Francis Gillot, l’ancien sochalien sait qu’il est venu à Bordeaux pour donner le maximum de lui même. Car après deux saisons blanches, le club doit obligatoirement nourrir de vraies ambitions.
S’exprimant dans Le Progrès, le milieu de terrain bordelais jouera dimanche sa première rencontre sous le maillot Girondin à Chaban-Delmas. Avec Francis Gillot aux commandes, il n’est pas dépaysé. Mais selon lui, le changement se situe au niveau du calibre du club. « C’est toujours un signe positif de savoir que le coach vous veut. Encore plus quand c’est dans un club attirant comme peut l’être Bordeaux. Sa présence fut un plus. Par le passé, il a été aux commandes d’une grosse équipe de Lens qui jouait les premiers rôles. Il a su parfaitement s’adapter en prenant par la suite les rênes d’une formation comme Sochaux qui avait moins d’ambition. Il a passé du temps avec les jeunes. Au final, cela a payé avec cette qualification en Coupe d’Europe. Ici à Bordeaux, c’est comme s’il revenait à ses débuts à Lens. Il se retrouve à la tête d’un gros club français. Il va faire en sorte de prouver qu’il peut bien faire les choses avec les Girondins », analysait-il
Bordeaux a effectué dans l’ensemble une bonne préparation avec seulement un défaite. Mais ces résultats masquent encore le manque de réglages et des carences évidences dans le dernier geste devant le but. « On a perdu un seul match contre Udinese, mais même ce jour-là, on a réalisé une bonne première mi-temps. C’est la deuxième qui a été moins bien. Il y a d’autres matchs amicaux que l’on a remportés sans forcément le mériter mais il y avait la victoire au bout. Je ne sais pas si c’est un plus avant de commencer le championnat mais le fait de gagner nous réconforte un peu malgré tout. Et ce même s’il nous a manqué d’être convaincant dans le jeu. C’est d’ailleurs ce que l’on a essayé de rectifier tout au long de cette semaine. Pour l’instant, ce n’était que des matchs amicaux. Le jour J c’est dimanche… On sait bien garder le ballon, on le fait bien tourner, le souci c’est que l’on manque beaucoup de mouvement. Parfois, le partenaire, au lieu d’avoir plusieurs solutions, n’en a qu’une. A partir de là il est plus facile à l’adversaire de lire notre jeu ».
Alors Bordeaux joue-t-il vraiment le maintien comme l’affirme le président Triaud ? Nicolas Maurice-Belay se montre bien plus réaliste, conscient que Bordeaux ne peut se permettre d’aligner une troisième saison consécutive blanche. « Quand on est à Bordeaux c’est un minimum. Un club comme celui-ci ne peut pas se permettre de dire qu’il vise le maintien ou la dixième place. On est obligé d’avoir des ambitions. C’est l’ouverture de la saison, je ne sais pas comment Saint-Etienne va jouer. L’équipe est nouvelle. Dans ces premiers matchs, on essaye juste de faire ce que l’on sait faire, le mieux possible et après arrivera ce qui arrivera. Les résultats de début de championnat ne dictent pas forcément la suite mais psychologiquement ça peut aider. En L1, beaucoup d’équipes se valent. Mis à part quelques clubs où le talent est prépondérant, après c’est surtout au mental que se fait la différence. Il faut être constant et régulier. La Ligue 1 c’est toujours difficile. C’est un bon championnat »

