Lorient-Bordeaux. La première défaite passée, les Girondins se sont reconcentrés cette semaine sur leur montée en puissance. Francis Gillot a musclé son discours et a précisé le rôle de Lilian Laslandes avec un peu d’agacement. Aujourd’hui, l’heure est au travail et aux résultats en compétition.
Travailler dur
Francis Gillot s’impose chaque jour un peu plus. Après une phase de préparation qui avait donné des signes positifs, le staff martelle jour après jour la nécessité d’appronfondir le travail face à la profonde reconstruction qui attend le club. La défaite face à Saint-Etienne, si il faut bien le reconnaitre est due avant tout à deux faits de jeu, a confirmé les carences tant offensives que défensives mais surtout la friabilité psychologique de l’équipe.
Jeudi, Francis Gillot a tenu à rappeler toute l’étendue du travail qui reste à accomplir avant d’avoir une équipe qui tient la route. « Il faut être patient, j’ai toujours dit qu’on travaillerait très dur jusqu’à Noël. On ne va pas commencer à tout remettre en cause quand on perd un match. Il n’y a pas le feu. »
L’annonce de l’arrivée dans le staff de Lilian Laslandes avait été accompagnée d’une certaine ferveur chez les supporters. Mais pour Francis Gillot cette annonce relève plus d’une habile communication. « il interviendra une demi-heure avec les attaquants, une fois tous les quinze jours, c’est tout » a-t-il tenu à préciser. Cela au moins le mérite d’être bien plus précis que l’annonce qui avait été faite par le club.
Aller au combat
Pour autant ce qui tranche par rapport à la saison passée est l’adhésion des jours au message de l’ancien entraineur sochalien. Habitué au discours de Francis Gillot, Nicolas Maurice-Belay est conscient de l’ampleur du chantier. On doit monter en régime. Je me suis mis un peu trop de pression par rapport à l’événement. Avant de poser le jeu, il faut d’abord aller au combat parce que la Ligue 1, c’est avant tout du combat. On l’a vu la saison dernière avec le 12e, menacé de relégation jusqu’à la dernière journée. Il y a du travail partout mais on s’est rendu compte que ce qui nous avait le plus manqué contre Saint-Etienne, c’est l’agressivité ». Avant d’ajouter : « Pour beaucoup d’adversaires, Bordeaux, c’est l’équipe à battre. De Sochaux aux Girondins, ils demandent la même chose mais on sent quand même une différence parce que les attentes, ici, sont plus importantes… Il y a du travail partout mais on s’est rendu compte que ce qui nous avait le plus manqué contre Saint-Etienne, c’est l’agressivité »
Montrée du doigt, la défense bordelaise est aujourd’hui à l’écoute des conseils du staff technique. Francis Gillot a renu à positiver et ne retenir que les points intéressants de la première confrontation de la saison en championnat. « Il a insisté sur les points positifs du match, notamment la deuxième mi-temps », a assuré Jussie conscient que toutes les lignes sont concernées.
Le staff bordelais qui a un peu musclé son discours attend dès samedi une réaction des joueurs pour leur déplacement à Lorient.

