Bien que très intéressant, le sud-coréen reste un joueur particulièrement problématique sur le volet contractuel. Si l’indemnité demandée par Monaco est un véritable obstacle, la situation personnelle du joueur l’est tout autant. Quelles peuvent être les autres opportunités ?
Que peut donc faire Bordeaux à treize jours de la clôture du mercato d’été ? Attendre est la solution que la direction semble déterminée à adoptée alors que les pistes se sont une à une refroidies. « On regarde, on est attentifs mais on est à l’affût de rien » a ainsi affimé le président Triaud dans les colonnes de Sud-Ouest. Prudents, les bordelais le sont et semble s’acheminer tout droit vers un mercato historique sans avoir déboursé le moindre centime en indemnité de transfert.
Cela cadre parfaitement avec la ligne suivie par M6, l’actionnaire de Bordeaux, qui entend bien voir son club retrouver l’équilibre financier. Car l’un des bons élèves de la Ligue 1 s’est transformé l’an passé en un club déficitaire, une première depuis près de dix saisons. La baisse de la voilure a donc été demandée par Nicolas de Tavernost qui n’entend pas voir les Girondins peser négativement dans le bilan comptable du groupe Métropole Télévision. L’absence de qualification en Ligue des Champions a couté grosso modo sur ces deux dernières saisons environ 35 à 40m€, une bagatelle.
Park, un cas épineux
Si le monégasque ne figure pas en tête de la liste de Francis Gillot, il est sur le papier le cas probablement le plus simple à régler dès lors qu’on veuille bien aligner les millions que l4ASM demande. Sur ce point, le club bordelais pourrait avoir une marge de manoeuvre de négociation les candidats ne se pressant pas sur le Rocher. L’indemnité demandée tourne autour de 5 à 6m€ mais la situation personnelle du joueur ne plaide pas en sa faveur. Le club qui va le recrutait va prendre en considération le fait qu’au bout de son contrat de un ou deux ans il ne pourra être vendu, le joueur étant obligé de rentrer dans son pays pour effectuer son service militaire. Autant dire, que le club investira à fonds perdus. « Un joueur à 6 millions ou plus, ce n’est pas dans nos possibilités » a de toute façon lancé le président Triaud, qui confirme bien l’envie de recruter un renfort mais à prix modéré.
Erding la meilleure piste
Passé le cas du Sud-Coréen, la meilleure piste mène actuellement au parisien Erding. Mais les jours passants, la marge de manoeuvre des Girondins se réduit considérablement comme le concède sans détour Jean-Louis Triaud. « On sait qu’il nous manque quelqu’un devant mais si on n’a rien fait jusqu’à présent, c’est que soit le joueur ne nous convenait pas, soit celui qui convenait n’entrait pas dans nos conditions ». Plus le temps avance plus les négociations seront tendues.
Les bordelais sont désormais en attente d’un éventuel recrutement du PSG pour relancer Erding. En effet si le club de la capitale devait avoir un renfort offensif, le turc verrait ses chances de devenir titulaire réduites à peau de chagrin. A Bordeaux, Francis Gillot en a fait sa priorité mais les paramètres administratifs et financiers lui échappent pour le moment.
Un prêt comme paliatif ?
Bordeaux n’entend pas prendre le moindre risque et pourrait donc proposer au parisien ou au monégasque un prêt d’une saison ce qui pourrait dans un premier temps contenter tout le monde. Mais par le passé on a déjà vu des contrats se signer au dernier moment et apporter de bonne surprises. Bordeaux ne devrait probablement pas bouger avant la dernière semaine du mois d’août.

