Francis Gillot fait avec ce qu’il a mais conserve sa liberté de parole. Il regrette encore le gros raté du dossier « Frau » et espère toujours un nouvel apport offensif après de départ de Cavenaghi et la blessure de David Bellion.
Les débuts timides des Girondins dans ce championnat confirment une chose pour Francis Gillot : le groupe a un potentiel moyen et va devoir beaucoup travailler pour élever son niveau de jeu.
« J’essaie de tirer le maximum du potentiel de l’équipe. Bordeaux était déjà en difficulté la saison dernière, il est évident qu’il y en aurait encore cette année après avoir perdu trois joueurs : Fernando, qui était le meilleur, Diarra qui est international, et Wendel », a-t-il constaté dans Sud-Ouest assumant sa tâche de redressement.
« Je savais, en signant, que l’effectif était moyen. J’ai toujours dit que j’avais une meilleure équipe à Sochaux, ça se confirme aujourd’hui. Pour combler les lacunes, il faut travailler, garder le même état d’esprit… Le président Jean-Louis Triaud, Alain Deveseleer (le directeur général, Ndlr), la cellule recrutement, ils voient tous la même chose que moi. Après, s’il n’y a pas d’argent, il n’y en a pas… Je l’ai déjà dit. On a eu des réunions, le président connaît les problèmes mais je ne suis pas manager et ce n’est pas moi qui vais payer ».
Bordeaux a toutefois flairé deux bons coups avec Landry N’Guemo et Nicolas Maurice-Belay. l’ancien nancéien confirme d’ailleurs depuis son arrivée qu’il pourrait passer un gros palier cette saison. « Ce que je trouve surtout dommage, c’est d’avoir laissé filer Frau à Caen alors qu’il était libre il y a deux mois. Cavenaghi n’est pas venu, Bellion est toujours blessé : c’est sûr qu’avec Frau, on ne parlerait pas comme ça aujourd’hui… Je fais avec les joueurs qu’on me donne. Si on ne m’en donne pas, je ferai avec ceux de mon effectif ».
« Les progrès seront lents, il ne faut pas nous attendre dans les trois premiers à la trêve. On va progresser. Jusqu’où ? Je ne sais pas », a-t-il conclu entre l’espoir de voir l’équipe progresser et la résignation de toucher rapidement une limite.

