En dépit de certains engagements verbaux, des demandes de Francis Gillot, Bordeaux ne devrait recruter aucun joueur d’ici demain minuit. Plus personne n’y croit.
La marasme financier que vit le club semble l’avoir définitivement fait basculer dans l’anonymat au point où le club n’aura pas compensé cet été les départs avec notamment un solde financier positif (volet transferts et masse salariale).
Beaucoup de noms ont circulé et comme semblait le regretter Jean-Louis Triaud, Bordeaux a pris la tangente depuis le recrutement raté de Gameiro l’été dernier. On ne refait pas l’histoire mais la frilosité du club a un moment de son histoire semble le pousser dans une spirale inquiétante. Quand il y a douze mois les moyens pouvaient être mis sur le table avec un Bordeaux qui restait encore un club attractif, rien n’a été fait. L’équipe risque de le payer encore des mois et des années.
Il n’est donc pas étonnant que cet été Bordeaux n’ait eu les moyens de recruter des joueurs qualitativement un cran au dessus. Baisse d’attractivité, moyens financier réduits et syndrome du grand Stade (qui va mettre progressivement une pression supplémentaire sur l’équipe), rien ne plaide pour Bordeaux si ce n’est son entraineur Francis Gillot.
Que va-t-il se passer ces prochaines 24 heures ? Tout au plus, sauf miracle, on devrait voir le prêt d’un ou deux jeunes. Car pour le recrutement de l’attaquant providentiel, ce n’est pas rumeur d’un retour de Chamakh qui aura rassuré les supporteurs. C’est le néant, le vide intersidéral.

